Engénéral, il est primordial de garder les pâtisseries, quel que soit leur genre, dans un récipient hermétique ou, à défaut, dans du papier aluminium. À disposer au réfrigérateur ou à laisser à température ambiante, cette méthode permet de préserver au
Peut-on se muscler après 60 ans ? Pour ceux qui s’entretiennent depuis toujours et se pose simplement la question, ou pour ceux qui cherchent à se mettre au sport à 60 ans et à gagner de la masse musculaire, vous vous posez sûrement la question Peut-on se muscler après 60 ans ? Et oui, il possible de se muscler après 60 ans comme toute sa vie. Mais pour voir des résultats, il est important de pratiquer une activité physique régulière adaptée à son corps et assez intense pour faire travailler les muscles, alliée à une alimentation saine et appropriée. Comment se remuscler après 60 ans ? Après 60 ans, il est plus difficile de brûler des graisses et d’accroître sa masse musculaire. Cela ne veut pas pour autant dire qu’il est impossible d’être musclé. Pour se muscler après 60 ans, il est nécessaire d’avoir un régime adapté à sa condition physique et à son activité ainsi qu’un sport adapté à son corps. Un régime adapté Après 60 ans, il est nécessaire de manger beaucoup de protéines viandes maigres, féculents… pour donner une base à ses muscles pour construire. Il faut aussi réduire la quantité de graisses et de sucres rapides que l’on ingère. N’oubliez pas les fibres et le calcium pour fortifier votre corps et vous permettre des efforts plus importants. Mangez des repas équilibrés mais riches en protéines pour prendre plus de muscle. Pour cela, vous pouvez choisir de renforcer votre régime en aliments assez riches en protéines ou simplement choisir de prendre des compléments alimentaires. Il existe de nombreux produits comme de la poudre qui s’ajoute dans des plats comme des gâteaux pour rajouter des protéines Un sport adapté Avant de vous lancer dans une pratique du sport trop intensive qui pourrait endommager votre corps, vous devriez faire un bilan de santé auprès de votre médecin pour savoir quels sports sont à votre portée. Privilégiez au début des sports plus doux pour les articulations et bons pour l’endurance comme la marche à pied, la natation ou le vélo. Optez d’abord pour des sports qui travaillent votre endurance et tous les muscles de votre corps en même temps ou presque. Travaillez sur votre souplesse en faisant de la gym ou des exercices d’étirement. Une fois ce cap de remise en forme passé, vous pourrez faire des exercices ou des sports plus variés. Vous pouvez décider de vous inscrire dans des cours collectifs ou de faire vos exercices seuls chez vous ou en plein air, mais vous pouvez aussi faire appel à un coach sportif individuel pour senior ou non, en fonction de votre condition physique et de votre forme. Comment muscler ses bras et ses jambes après 60 ans ? Pour vous réconcilier avec vos bras et les tonifier après 60 ans, vous pouvez acheter des haltères légers de 1kg ou moins pour commencer. Vous pouvez aussi utiliser une petite bouteille d’eau de 50 cL. Tendez le bras vers le ciel, puis repliez le bras pour descendre l’haltère vers l’épaule. Pour les jambes, vous pouvez tout simplement vous lever puis vous rassoir dans une chaise ou monter et descendre les escaliers chez vous ou à l’extérieur. Pour vous maintenir en forme, vous pouvez aussi investir dans un vélo d’appartement. Conclusion Il est donc possible de se muscler après 60 ans, et cela ne nécessite pas de grandes capacités physiques ni beaucoup de matériel à la maison. N’oubliez pas de vous ménager et d’y aller progressivement pour ne pas bousculer votre corps et risquer des lésions musculaires ou articulaires.
Pendantcombien de temps mon colis sera gardé par le Point Relais ? Le commerçant tient votre colis à votre disposition durant 14 jours calendaires. Ce délai peut varier selon les contraintes de l’activité et des services choisis. Passé ce délai, le colis sera retourné à l’expéditeur (site e-commerce, vendeur ou client particulier).
Calendrier des démarches à effectuer en cas de décès Une fois la douleur du décès passée, il faut prendre le taureau par les cornes et organiser les obsèques et leurs suites en respectant un calendrier précis. Dans les 24 heures Faire constater le décès par un médecin En cas de décès dans un établissement de santé hôpital, maison médicalisée privée, le personnel s'en charge. En cas de décès à domicile, il est nécessaire d'appeler un médecin, ou bien les services du SAMU ou du SMUR. Le médecin établira un certificat médical de décès qui sera utile dans vos démarches. Déclarer le décès en mairie La déclaration doit être faite dans les 24 heures du décès. En cas de décès dans un établissement de santé, la déclaration de décès est faite par le directeur de l'établissement. En cas de décès à domicile, c'est à vous de faire la déclaration de décès en mairie, mais vous pouvez confier cette démarche à une autre personne. La déclaration de décès se fait à la mairie du lieu du décès, sur présentation des pièces suivantes la pièce d'identité du déclarant ; le livret de famille du défunt ou tout document permettant de contrôler son identité carte d'identité, extrait d'acte de naissance ou de mariage ; le certificat médical de décès. Faire établir l'acte de décès À la suite de la déclaration de décès, l'officier d'état-civil vous délivre un acte de décès, document officiel de décès. Pensez à demander plusieurs exemplaires originaux de l'acte de décès, car il peut être exigé par les organismes sociaux, financiers et administratifs lors des formalités après obsèques. Assurer le transfert du corps si nécessaire En cas de décès à l'hôpital public, le défunt est transféré dans la chambre mortuaire de l'hôpital, équipée pour conserver le corps des défunts jusqu'au jour des obsèques. Si l'hôpital n'a pas de chambre mortuaire, le défunt peut être transféré vers la chambre mortuaire d'un autre hôpital ou vers une chambre funéraire privée. En cas de décès en maison de retraite, si elle dispose d'une chambre mortuaire, le corps du défunt peut y être placé dans l'attente de l'organisation des obsèques, dans les mêmes conditions qu'à hôpital. En cas de décès à domicile, si le médecin constate une mort naturelle, la famille peut garder le défunt au domicile ou le faire transférer vers une chambre funéraire. Le transfert vers une chambre funéraire n'est jamais obligatoire, que le décès survienne au domicile, dans une maison de retraite, dans une clinique ou dans un hôpital. Le transfert, quel que soit le lieu de destination, devra intervenir dans un délai de 48 heures à compter de l'heure du décès. Obtenir le certificat de non port de simulateur cardiaque en cas de crémation prévisible. Dans les 7 jours Organiser les obsèques Elles doivent avoir lieu 24 heures au moins et 6 jours jours fériés et week-end non compris au plus après le décès. Déterminez les modalités d'obsèques en tenant compte de la volonté du défunt et contactez une entreprise de pompes funèbres pour vous aider dans vos démarches. En cas d’obsèques avec crémation, remettre le certificat de non port de simulateur cardiaque. Vérifiez si un contrat d’obsèques a été souscrit par le défunt. En cas de difficulté financière pour régler les modalités d'obsèques, rapprochez-vous des services sociaux et de la mairie. Informer la société d'assurance ou la mutuelle à laquelle était affiliée la personne décédée. Ceci permettra, le cas échéant, de faire valoir un éventuel contrat d'assurance-vie et/ou la prise en charge des frais d'obsèques. Informer du décès Établir des faire-part, des avis de décès, des avis d'obsèques... Réaliser l'inhumation ou la crémation Prévenir l'employeur du défunt ou les Assedic, les établissements bancaires. Contacter un notaire pour organiser la succession, notamment si des immeubles dépendent de la succession, ou pour effectuer la déclaration de succession. Se présenter à l'hôpital ou à la maison de retraite pour clôturer le dossier administratif de la personne décédée. Dans les 30 jours Avertir les organismes de retraite si la personne décédée était retraitée caisse de Sécurité sociale, caisse[s] de retraite complémentaire[s]. Ceci permettra le versement des éventuels arriérés et, le cas échéant, la mise en oeuvre d'une pension de réversion pour le conjoint survivant. Prévenir les différentes sociétés d’assurance voiture, protection juridique, habitation si cette dernière cesse d’être occupée. Faire valoir vos droits au capital décès auprès de l'employeur en cas de contrat groupe de prévoyance, demander le versement du capital décès auprès de la Sécurité sociale ou du régime spécifique si le défunt était encore en activité. Prévenir les sociétés d'électricité, de gaz, de téléphonie, d'eau ainsi que toutes les sociétés auprès desquelles étaient souscrits des abonnements. Demander le déblocage anticipé de l’épargne salariale. Prévenir le syndic de copropriété si la personne décédée était propriétaire. Si cette dernière était également propriétaire de logements mis en location, prévenir les locataires et leur indiquer la personne à qui ils doivent désormais verser les loyers en général le notaire, dans l'attente du règlement de la succession. Dans les 6 mois Accomplir les formalités fiscales liées au décès Il est nécessaire d'établir une déclaration de revenus au nom du défunt pour les revenus reçus par ce dernier jusqu'à son décès. Le conjoint survivant en établira une conjointe jusqu'au jour du décès, puis une à son nom propre à partir du lendemain du décès jusqu'au 31 décembre suivant. Faire parvenir la déclaration de succession à la recette des impôts pour le paiement des taxes foncières et de l'impôt sur le revenu. Demander une allocation veuvage auprès de l'organisme de sécurité sociale compétent. Demander une allocation de parent isolé ou de soutien familial auprès de la CAF. Demander une immatriculation personnelle auprès de la Sécurité sociale. La couverture sociale, sous l'immatriculation du conjoint décédé, demeure valable pendant 1 an. Faire modifier la carte grise si le conjoint survivant conserve le véhicule.
Lapériode de gestation normale pour les lapins à tête de lion est de 31 jours, de sorte que les bébés doivent naître environ trois jours après le début de la nidification de la femelle. Les portées vont de trois à huit lapins et les bébés ouvrent les yeux en 10 jours environ. La biche sèvrera naturellement les bébés entre 3 et 5
Comment préserver sa santé au quotidien ? Manger sainement et suffisamment Pour bien manger, il est notamment recommandé de réduire le plus possible la consommation d’aliments sucrés, salés et gras. Pour un effort identique, la dépense d’énergie est plus importante chez les personnes âgées. De ce fait, il est nécessaire de manger un peu plus d’aliments énergétiques féculents complets, pain, pâtes et céréales, huiles d’olive, de noix ou de colza, fruits secs non salés, fromages, par exemple. Les féculents devraient être consommés à tous les repas. Pour conserver au mieux son capital musculaire, il est bon de consommer, au moins une fois par jour, des viandes blanches, du poisson, des œufs, par exemple. Les légumes secs lentilles, haricots secs, pois chiches, etc. devraient être consommés au moins deux fois par semaine. Un produit laitier fromage, yaourt, fromage blanc, par exemple devrait être consommé à chaque repas. Fruits et légumes doivent assurer quotidiennement les apports nécessaires en fibres, en vitamines et en sels minéraux. Avec l’âge, les aliments riches en fibres sont souvent moins digestes crus. Pour éviter les troubles intestinaux, mieux vaut faire cuire une partie des fruits et des légumes consommés. Pour en savoir plus Bien vieillir dans son corps les bienfaits d'une alimentation équilibrée Boire suffisamment, ni trop, ni trop peu Au fil des années, la sensation de soif diminue progressivement jusqu’à parfois disparaître. Il faut savoir que si on ne boit pas assez d’eau, on risque de déshydrater son corps, ce qui a des conséquences graves sur la santé. On doit donc apprendre à boire sans avoir soif, en particulier en cas de fortes chaleurs ou de canicule. Mais attention à ne dépasser 1,5 litres d’eau par jour en plus d’aliments déjà riches en eau. Car en cas d’apport excessif d’eau dans le corps, il est possible de provoquer une complication grave que l’on appelle l’hyponatrémie, c’est-à -dire la diminution de la concentration de sodium dans le sang. Les jours de grandes chaleurs, il est également conseillé de mouiller régulièrement sa peau et d’éviter de sortir pendant les heures les plus chaudes. Pour en savoir plus Manger mieux quand on est âgé la déshydratation Hyponatrémie recommandations pour les populations à risque en cas de canicule Bouger régulièrement Pratiquer une activité physique régulière et limiter le temps passé en position assise ou allongée, c’est bénéfique pour sa santé. Nous sommes ainsi mieux dans notre corps et dans notre tête et contribuons à réduire le risque de développer certaines maladies comme l'hypertension artérielle, le diabète de type 2, l'ostéoporose, etc. L’activité physique, ce n’est pas forcément pratiquer un sport. C’est aussi marcher, jardiner, bricoler, jouer avec ses petits-enfants, etc. Pour rester en forme après 65 ans, il est recommandé de pratiquer, 5 à 7 jours par semaine, au moins 30 minutes d’activité d’endurance modérée comme la marche rapide, la natation, le vélo, par exemple. Testez votre niveau d'activité physique Combien de temps consacrez-vous à l’activité physique chaque semaine ? Et avec quelle intensité ? Quel que soit le niveau... Activité physique pour les personnes âgées Pour rester en forme longtemps, il est important de bien manger, mais également de bien bouger ! Il est en effet reconnu... Activité physique se fixer les bons objectifs Vous manquez de motivation pour bouger plus ? Se fixer un ou plusieurs objectifs est une bonne solution pour vous motiver... Prévenir les chutes Les risques de chute augmentent avec l’âge, mais pouvent être limitées. Le premier des conseils est de conserver un bon état de santé alimentation saine et activité physique régulière, comme on vient de le voir ci-dessus. L’intervention d’un pédicure-podologue peut traiter ou prévenir les problèmes de pied afin d'aider à mieux garder l’équilibre. L’activité physique régulière contribue également à prévenir les chutes en renforçant la musculature et en maintenant le sens de l’équilibre. Selon sasituation, il peut être utile d’aménager son domicile avec des équipements adaptés canne ou déambulateur, rampe d’escalier, siège de douche, volets roulants automatisés, par exemple. Qu'on soit propriétaire ou locataire de son logement, on peut bénéficier d’aides financières selon ses revenus et son autonomie physique. Enfin, le meilleur des conseils consiste à rester prudent au quotidien se lever lentement du lit ou d’une chaise permet d’éviter les étourdissements et donc les chutes. En cas de prise de somnifère, il convient d’être particulièrement vigilant à chaque lever au cours de la nuit car ces médicaments augmentent le risque de chute. Pour en savoir plus Garder l'équilibre Le pédicure-podologue Différents types de matériel adapté Aménager son logement Préserver son autonomie Bien vieillir tout en continuant à vivre chez soi, cela implique non seulement de limiter les risques de chute comme on vient de le voir, mais aussi de conserver une vie sociale et de pratiquer des activités pour rester en forme. Plusieurs organismes caisses de retraite, associations, par exemple proposent des activités adaptées afin de préserver son autonomie ateliers informatiques, engagement dans une association, jeux de société collectifs, ateliers mémoire, etc. Si on est devenu moins autonome dans la vie quotidienne, il existe différentes solutions. On peut ainsi se faire aider pour les tâches ménagères. Quant au portage de repas à domicile, il permet de continuer à manger de manière équilibrée sans avoir à faire les courses ou la cuisine. Enfin, pour les personnes les moins autonomes, il existe ce que l’on appelle l’accueil de jour une structure professionnelle le plus souvent un Ehpad, Établissement d'hébergement pour les personnes âgées dépendantes accueille une à plusieurs journées par semaine pour participer à des activités variées qui stimulent les capacités physiques, sensorielles et cognitives. Pour en savoir plus Être actif pour renforcer son autonomie Évaluation des besoins à domicile éviter de les multiplier Aller à l’accueil de jour L’aide-ménagère à domicile Le portage de repas à domicile Se sentir en sécurité chez soi Le système de la téléassistance permet de sécuriser les personnes âgées qui vivent seules chez elles. La personne équipée porte en permanence un émetteur-récepteur relié à la centrale d’écoute qui permet de déclencher l’alarme et la mise en relation avec la centrale d’écoute. Grâce au système de micro haut-parleur, il est possible communiquer à distance avec cette personne. Il peut s’agir d’un médaillon autour du cou ou d’une montre au poignet. Selon le degré d’urgence de la situation, un proche est contacté ou une intervention est déclenchée pour porter assistance à la personne. Pour bénéficier de la téléassistance, il suffit de prendre contact avec sa mairie qui communiquera les coordonnées des organismes qui proposent ce service localement. Le coût de la téléassistance peut être pris en charge dans le cadre de l’APA Allocation personnalisée d’autonomie à domicile. Les mairies participent parfois, sous certaines conditions, aux frais d’installation ou aux frais d’abonnement. Pour en savoir plus La téléassistance Bien dormir Le sommeil ne sert pas qu’à se reposer. Il est aussi indispensable à certaines fonctions vitales. Le manque de sommeil peut avoir des effets négatifs sur la santé à la fois physique et mentale prise de poids, risques cardiovasculaires, fatigue chronique, par exemple. Avec l’âge, le sommeil a tendance à se décaler plus tôt dans la soirée, et donc les réveils peuvent aussi se décaler plus tôt dans la matinée. Pour ne pas impacter l’endormissement du soir, il vaut mieux faire des siestes courtes de 20 minutes environ, après le déjeuner. Pour en savoir plus Conseils pour bien dormir Le sommeil des personnes âgées Sommeil des personnes âgées les traitements pour mieux dormir Limiter les produits à risque En consommant des boissons alcoolisées, du tabac, des somnifères, des tranquillisants ou encore des drogues, on prend des risques pour sa santé chutes, hypertension artérielle, cancers, maladies du système nerveux, par exemple. Quel que soit son âge, il est toujours bénéfique d’arrêter de fumer. Par exemple, arrêter de consommer du tabac après 60 ans diminue de 15 % le risque de maladies cardio-vasculaires et de cancer, et améliore ainsi l’espérance de vie. Les bénéfices pour la santé sont quasi immédiats. En complément d’une consultation chez le médecin traitant, on peut trouver de l’aide au sevrage sur les sites internet Tabac Info Service et Alcool Info Service. Il existe aussi une application pour smartphone de Tabac Info Service qui propose un service de coaching adapté à ses habitudes de vie et sa motivation. Pour en savoir plus Tabac Info Service Alcool Info Service Drogues Info Service Arrêter de fumer à 60 ans ? Boire de l’alcool, c’est risqué ? L'agenda santé Examens annuels Il est recommandé de consulter son médecin généraliste tous les ans, même si on se sent en bonne santé. En effet, certains problèmes de santé ne se manifestent pas forcément par des symptômes visibles. Plus ils sont repérés tôt, plus il est facile de les traiter. Ce suivi médical permet aussi de repérer et de contrôler les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires cholestérol, diabète, hypertension, tabagisme, surpoids, etc. Pour en savoir plus Faire attention à sa santé C’est auprès de son médecin généraliste qu’il convient de se tourner en cas de gêne provoquée par la baisse auditive presbyacousie. Il orientera vers un spécialiste — un médecin ORL — pour évaluer la perte d’audition et trouver les solutions adaptées appareillage. Pour en savoir plus Presbyacousie les premiers signes Un rendez-vous chez le dentiste, une fois par an, permet de vérifier s’il y a des problèmes bucco-dentaires à soigner et éviter les complications carie, inflammation des gencives, parodontite, irritations dues à des prothèses dentaires, etc. Pour une personne âgée, il est important de conserver une bonne santé bucco-dentaire, notamment pour préserver la capacité de mastication des aliments. Une visite annuelle chez l’ophtalmologue est aussi souhaitable à partir de 60 ans. Plus on avance en âge, plus on risque d’avoir des troubles de la vue cataracte 1 personne sur 5 après 65 ans, DMLA 1 personne sur 4 après 75 ans, glaucome 1 personne sur 10 après 70 ans. Pour en savoir plus Bien vieillir, mieux connaître les maladies des yeux Vaccination De nombreuses maladies infectieuses peuvent occasionner des complications d’autant plus importantes que l’on prend de l’âge ou que l’on est atteint de pathologies chroniques. Il est donc essentiel de suivre les recommandations de vaccination chaque année contre la grippe saisonnière à partir de 65 ans, rappel de DT-Polio tous les 10 ans après 65 ans, zona à faire entre 65 et 74 ans, éventuellement infections à pneumocoques chez les personnes particulièrement vulnérables diabète non équilibré, immunodépression, asthme sévère, insuffisance rénale par exemple. Pour en savoir plus Prévenir la grippe la vaccination et les gestes barrières Veiller à la prise de médicaments Il est important de ne pas prendre de médicament sans en parler à son médecin. En effet, à partir de 65 ans, le corps est plus sensible aux médicaments et il les élimine plus lentement. Par ailleurs, plus on avance en âge, plus on peut être amené à consommer plusieurs médicaments en même temps. Dans ce cas, il est important d’échanger avec un professionnel de santé car les médicaments peuvent interagir les uns avec les autres et produire des effets nocifs. Ainsi, à chaque nouvelle prescription, le médecin doit connaître l’ensemble des traitements en cours. Selon les gênes et troubles ressentis après la prise de médicaments, le pharmacien peut ajuster les traitements afin de réduire ces effets indésirables. Pour en savoir plus Les vaccins recommandés pour les seniors La vaccination en question Dépistages des cancers Il existe plusieurs dispositifs organisés pour dépister certains cancers colorectal, sein, col de l’utérus. S’ils sont diagnostiqués tôt, avant l’apparition des symptômes, ils seront mieux soignés et les séquelles liées à la maladie et aux traitements utilisés seront limitées. Dans certains cas, le dépistage peut même permettre d’éviter l’apparition d’un cancer, grâce au repérage et au traitement d’une anomalie qui aurait pu évoluer vers un cancer par exemple un polype de l’intestin. Après 75 ans, les dispositifs de dépistage des cancers organisés ne sont plus proposés. Ce sera au médecin traitant de décider des examens de dépistage les plus adaptés à son état de santé. Pour en savoir plus Dépister pour veiller à sa santé Surveillance de la prostate Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Fortement lié à l’âge, c’est autour de 70 ans que le nombre de cas est le plus élevé. Il touche plus fréquemment les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate et les hommes d’origine africaine ou antillaise. Le dépistage n’est pas systématique. Le plus souvent, le cancer de la prostate est découvert après un examen sanguin ou une anomalie de la consistance de la prostate lors d’un toucher rectal. Pour en savoir plus Le cancer de la prostate Cancer de la prostate se faire dépister ? Surveillance du côlon et du rectum Des excroissances peuvent se développer sur la muqueuse qui tapisse la paroi intérieure du côlon et du rectum les polypes. Ces tumeurs sont fréquentes. Elles peuvent être sans gravité mais il arrive parfois qu’elles se développent et se transforment lentement en cancer. Il est recommandé de faire un test de dépistage du cancer colorectal tous les 2 ans un simple prélèvement de selles. C’est le médecin généraliste qui procurera le test à réaliser chez vous sur présentation d’une lettre invitant à le contacter à ce sujet. Pour en savoir plus Les facteurs environnementaux du cancer colorectal Le cancer colorectal Surveillance des seins En complément de l’examen annuel des soins pratiqué par votre gynécologue ou votre médecin traitant, il est conseillé de réaliser soi-même un contrôle des seins chaque mois. Si on observe une modification de l’aspect d’un des seins, il faut alors consulter son gynécologue. Pour dépister le cancer du sein, il est également recommandé de réaliser une mammographie tous les 2 ans, même après 75 ans, âge à partir duquel le dépistage n’est plus organisé au niveau national la surveillance reste néanmoins nécessaire. Pour en savoir plus Quels sont les symptômes du cancer du sein ? Le cholestérol Le cholestérol est essentiel à l’organisme. C’est sa présence en excès qui est néfaste pour la santé. On distingue le bon » HDL-cholestérol et le mauvais » cholestérol LDL-cholestérol selon la protéine qui le transporte il existe une protéine qui apporte au foie le surplus de cholestérol accumulé dans les organes afin qu’il y soit éliminé. À l’inverse, une autre protéine distribue l’excès de cholestérol aux différents organes, ce qui favorise la détérioration des artères, et peut alors conduire à un infarctus du myocarde, un accident vasculaire-cérébral ou une artérite des membres inférieurs. Pour savoir si on a un excès de cholestérol, il est indispensable de réaliser un bilan au moins tous les 5 ans. Une prise de sang suffit. Le seuil maximal de LDL-cholestérol sanguin varie selon le nombre de facteurs de risque cardio-vasculaire présenté. Pour en savoir plus Trop de cholestérol et/ou de triglycérides dans le sang La mémoire Les troubles de la mémoire constituent l’inquiétude la plus fréquente lorsque l’on vieillit. Mais avoir des trous de mémoire, avant ou après la cinquantaine, ce n’est pas nécessairement un signe d’apparition de la maladie d’Alzheimer. Ces troubles peuvent être bénins. En cas de doute, si le médecin traitant le juge nécessaire, il peut réaliser une consultation mémoire. Pour préserver votre mémoire, il importe de stimuler votre intellect, entretenir des relations sociales de qualité, manger sainement et avoir une bonne qualité de sommeil. Pour en savoir plus Mémoire une affaire de plasticité synaptique Les consultations mémoire Les troubles de la mémoire Santé mentale Mal-être Comme l’adolescence, la vieillesse est une période de grands changements durant laquelle on doit s'adapter perte d’autonomie mobilité réduite, douleurs chroniques, fragilité, problèmes physiques ou mentaux, soins de longue durée, deuils, etc. Ces facteurs peuvent entraîner un isolement et un mal-être important. Pour vieillir en bonne santé mentale, on doit prendre soin de soi. L’activité physique et l’alimentation, évoquées en début de dossier, sont des facteurs bénéfiques pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête. Il est également essentiel de garder des liens sociaux, malgré les contraintes liées à une éventuelle perte d’autonomie. Pour en savoir plus La santé mentale en vieillissant Comment prendre soin de sa santé mentale ? Je me sens déprimé, dois-je m'inquiéter ? Pour aller plus loin Droits et démarches en santé parcours de soins... Les dossiers qui peuvent vous intéresser Bébé les essentiels santé Enfant de 1 à 5 ans les essentiels santé Enfant de 6 ans à 11 ans les essentiels santé Adolescent les essentiels santé Homme les essentiels santé Femme les essentiels santé Le contenu proposé vous a-t-il été utile ?
Sachezdès à présent que vous pouvez consommer de la viande congelée depuis 1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans ou même plus, bien qu’il ne soit pas conseillé de le faire pour plusieurs raisons. Découvrez les explications ci-dessous, ainsi que les temps de congélation conseillés pour chaque viande.
La dénomination ancienne de l’asile des vieillards a cédé le pas à la maison de retraite, qui à son tour s’est transmuée en EHPAD. Les sigles ont-ils changés fondamentalement la fonction de ces établissements d’accueil et de résidence pour personnes âgées ? La modernité a-t-elle été pourvoyeuse d’un mieux-être pour les différentes parties concernées, la personne âgée, la famille, les personnels ? Un retour en arrière est nécessaire à l’analyse de l’évolution du phénomène. L’asile des vieillards recevait en grande partie des indigents, des clochards qui acceptaient de réduire leur errance, dont l’âge était avancé ou pas. Avec ou sans famille, le lieu était plus un abri pour les plus démunis sans organisation socio-affective avec comme projet d’accompagner l’usure de la vie, mais seulement de nourrir, de coucher et de maintenir la propreté corporelle. La maison de retraite a vu arriver une population nouvelle, qui ne pouvait sans risques rester à la maison, la mémoire en escapade pouvant déboucher sur des tragédies, population capable de financer le séjour, tout en faisant des pieds de nez à la solitude. La prise en charge de cette clientèle, au statut social plus élevé a modelé les formes de l’accompagnement. Il fallait occuper le temps libre, proposer des accommodements pour maintenir les acquis physiques et psychiques, accrocher les esprits en déroute sur des éléments de l’identité, tenir compte des besoins et des désirs. L’horizon de la vieillesse reculait. A l’occasion des Journées de gérontologie de l’AMDOR, un film canadien avait montré les activités proposées à des résidents d’une maison de retraite, excursion en car, tour individuel en ville, promenade et lèche-vitrine pour ne rien perdre du temps qui passe, repas festif à l’occasion des fêtes religieuses ou des anniversaires. En occultant les rides du visage on se serait cru à une colonie de vacances. Stimulation, suggestion, travail de groupe, les familles pouvaient participer et trouver leur place dans les loisirs divers. Le modèle idéal, vitrine de présentation d’un univers de dégénérescence joyeux ! On n’avait rien perçu de l’immobilité des corps, des visages tordus par la douleur, de membres refusant d’avancer dans le tracé du regard. Une réalité, la plus acceptable, épatait la vision des spectateurs. La méthode d’accompagnement progressait autant que les connaissances en gériatrie et en gérontologie. L’espérance de vie a dévoilé nombre de pathologies dégénératives, une dépendance de plus en plus grande, une difficulté pour les familles à assumer à temps plein ces mémoires égarées. L’EHPAD ouvre ses portes aux personnes ayant un revenu suffisant, ou à défaut un support d’aide du Conseil départemental. Les constructions ont du faire face aux demandes des usagers. Des EHPAD luxueux comme celui de Bois Jolan à Sainte Anne, d’autres plus modestes dans la décoration offrent des services de qualité. Les conditions d’entrée sont avant tout déterminées par l’âge, non par la pathologie. Ainsi se côtoient des classes sociales différentes, des très aisées parfois dont la caractéristique commune se fonde sur l’impossibilité de l’entourage familial à maintenir à domicile des personnes qui nécessitent une surveillance constante et des soins réguliers. Des demandes différentes, des prestations différentes, des besoins différents une panoplie d’approche qui va mettre à rude épreuve le personnel dans sa pratique et dans ses affects. L’exigence des familles qui paient et cher, diront-elles, font monter la pression des équipes en sous-nombre, en déversant plus leur insatisfaction sur ce qui ne va pas que sur les bons services rendus. Plus les visites se raréfient, plus l’acrimonie est grande. Il s’opère là un déplacement d’objet gommant la culpabilité d’une évidente dérobade. Le tissage des liens Le travail en EHPAD, ne peut se passer d’investissement personnel. L’attachement aux personnes en bout de vie renvoie d’une part à la finitude de sa parentèle, mère et père, mais aussi à sa propre finitude. Chaque jour le rappel des êtres mortels à cette précarité de la vie, bouscule la conviction de l’immortalité enfouie dans l’inconscient. Cet inconscient n’a pas d’âge, renie la mort et la finitude du corps. Ce face à face constant que supporte difficilement les familles qui s’identifient à leurs géniteurs, jusqu’à les abandonner parfois, peut en période de fatigue extrême occasionné la maltraitance d’un corps voué aux mains soignantes Non je ne travaillerai pas en gérontologie, avait avoué un médecin, car je ne supporte pas les vieux. » Lui au moins en avait conscience, empêtré dans son syndrome de Peter pan. La flétrissure, l’affaissement des chairs, la disparition du corps de plaisir/désir, imprègnent le quotidien de ceux qui soignent, accompagnent, s’adaptent au rythme de chacun, essaient de faire attention aux habitudes, sautes d’humeur et récriminations. On se jauge, se sonde, se mesure du regard à la première rencontre, puis le nez enfermé dans l’établissement, hume l’extérieur, seule bouffée d’air de la journée reçue et apportée par le soignant qui sent la vie, l’action, le monde en mouvement. Le vis-à -vis n’en a pas toujours conscience, il apporte avec lui le soleil, parfois l’odeur de la pluie sur ses cheveux. Commence la comparaison, l’évaluation des deux côtés. Elle sourit toujours, elle a des mots sucrés, elle est bourrue avec des gestes doux. On préfère, on aime, dans un non-dit. Indéniablement se tissent des liens qui s’accentuent avec les pans hachurés de tranches de vie racontées. Jamais n’est évoquée la possibilité de quitter l’EHPAD. L’après n’existe pas dans les mots. Le soignant et la personne âgée savent que c’est leur dernier côtoiement. leur dernier cheminement, ignorant seulement de la durée. Rentré en marche, le corps s’est alité, terrassé par la fatigue et l’usure, oublié par les muscles en situation d’abandon. Le soignant assiste à la dégradation des fonctions physiologiques, impuissant face à l’inéluctable, il est maintenant au chevet. Les rires du bal paré masqué du carnaval, il les garde en mémoire, tout le monde avait tellement dansé et maintenant même la lecture n’arrivait pas à lui ouvrir les yeux. Combien de temps le matelas accepterait le poids du corps de moins en moins pesant ? Combien de temps pourrait-elle déglutir les bananes écrasées ? Et elle n’était pas la seule. Trois autres s’étaient alités, couchés de tout leur long, plus ou moins silencieux. L’inquiétude perçait à travers la première question du matin Tout le monde, ca va ? » Cela signifie qu’il y avait pensé. Quand vous quittez le travail, débarrassez-vous de tout ! Qui le dit la raison ? La crainte d’être happé ? La volonté de garder à bonne distance les personnes soignées ? Pas tout le temps, pas en permanence, mais quand même ! L’investissement de soi dépend de la durée du séjour, de la qualité de la relation, de la ressemblance avec un être connu, de l’état de fragilité de la santé. On a beau dire et répéter j’ai la même considération pour tous. » Mais malgré soi des formes d’attachement s’observent. A la rencontre des familles La parentèle est un paramètre qui influence le mieux-être de la personne en EHPAD. Si sa collaboration n’est jamais sollicitée, elle se mettra à l’écart en se plaignant d’être rejetée. Quand une proposition lui est faite, elle ne peut dégager le temps nécessaire et donner un peu de sa présence. Cette posture contradictoire relève de la crainte d’être jugée et mis en accusation au banc de mauvais enfant. La tradition stipule que les descendants se devaient de s’occuper de leurs géniteurs quitte à les recevoir chez eux, le temps de vieillesse venu. L’accent est mis sur nourrir pour être nourri en retour. Les parents avaient obligation de se charger de leurs enfants et une loi contraint ces derniers à assurer leur entretien. A telle enseigne qu’en cas de réticence, une saisie sur salaire pourvoie au paiement de l’EHPAD. Le pourcentage de personnes âgées maintenues à domicile est significatif. On ne délaisse pas ceux qui ont donné la vie, même si maltraitance et violence ont laissé des marques indélébiles dans les périodes d’enfance. Personne n’osera dire Je n’aime pas ma mère. » toxique ou mauvaise, on ne dit pas du mal de sa mère. Cette représentation en toile de fond tapisse les imaginaires et le regard du soignant sera toujours un regard scrutateur. Qu’aperçoit-il de la mise au rebut supposé de personnes jugées encombrantes ? Qu’aperçoit-il de laisser aux autres l’arrivée du délitement physique ? Ce ressenti accusateur dans l’inexprimé complexifie la communication. Penser être accusé, l’entourage familial deviendra accusateur. Rien ne sera bien fait, les manquements seront soulignés avec exagération et si d’aventure une chute donne matière à polémiques, l’affaire n’ira pas jusqu’au tribunal, mais la suspicion de négligence entachera la relation. Les soignants doivent faire face à deux défis Etablir un lien de confiance avec la famille Prendre suffisamment de distance avec les résidents. La maîtrise de soi est indispensable quand le ton monte sous un prétexte futile. Il s’agit de désamorcer la crise et de trouver un compromis pacifique afin de gérer la colère familiale. Une coalition s’impose limitant les ruptures un membre du personnel non concerné doit gérer le conflit en prenant l’affaire en main. Cela coupe court à l’acrimonie. La méthode devrait être enseignée dans toutes les institutions où se côtoient les la confiance de l’entourage implique du doigté, de la patience, de la transparence. L’incontournable communication noue des alliances de respect réciproque, de partage des difficultés, d’acceptation des procédures de soin. Les contradictions au sein de la famille génèrent de la confusion dans les demandes, des mises en défaut larvées sans que les plaintes soient dirigées vers l’espace ou les services. Impossible de savoir ce qui est pris pour cible. L’exemple de cette fille qui reprochait à sa mère d’avoir mis le père en EHPAD, sans même que lui vienne à l’idée de s’en charger elle, refusant d’entendre et d’accepter l’épuisement dont se plaignait la mère, la fille pointait le devoir de maintenir dans sa maison un homme qui aimait tant son habitat. Alors de temps en temps, la remarque d’un bouton décalé fermant la veste de pyjama, un change qui tardait un peu, semblait dire qu’il n’était pas à son aise, ni à sa place un reproche en direction de deux destinataires. Le second défi, le maintien de la bonne distance avec la personne résidente implique de ne céder ni au chantage, ni à la séduction de ceux qui ressemblent aux grands-parents. La ruse et l’expérience plus des femmes que des hommes, se plaignant de petits riens dus à la faiblesse du corps, incitent à une grande protection. Rapidement le piège se referme sur la sensibilité soignante Puis-je avoir madame ou monsieur untel, elle sait comment faire, elle a l’habitude. » Si l’employé réclamé n’est pas la, un pis aller est accepté mais le lendemain s’ouvrira sur la phrase Vous m’avez manqué ! » Choisi, apprécié, comment s’échapper des rets dans lesquels le préféré s’égare, semblable à un labyrinthe à la sortie difficultueuse. Le mourir en EHPAD Décéder là devient chose courante, parce que le feu de la vie s’est éteint. Mais le lieu est-il préparé à ce qui semble être devenu une norme générée par la posture de la population qui s’éloigne de plus en plus de la représentation de la mort, laissant le soin aux autres de l’aborder comme une entreprise aux pratiques managériales, la dépouillant de sens. Dans les décours de l’hospitalisation, quand la vie commençait à déserter l’être, les râles agoniques étaient les signaux d’alerte qui dictaient les comportements. Vite avertir la famille afin qu’elle récupère le corps encore chaud qui avait obligation de voyager assis ce qui dispensait de payer une taxe aux communes traversées. La rigidité cadavérique grevait l’économie des petits budgets. C’était avant ; quand on savait déceler que le temps était venu de rendre aux familles un malade dont les derniers instants à domicile lui procurerait un décès paisible, entouré des siens préparés à l’inéluctable. L’humanité dans la mort. Au fil de l’évolution des soins médicaux, la science dans des démonstrations de toute-puissance a suggéré que l’immortalité était probable et s’emparant des corps, elle ne les délaissait que jusqu’à ce que mort s’en suive. On meurt de plus en plus à l’hôpital, moins chez soi. L’EHPAD n’a pas échappé à ce double mouvement un entourage familial absent lors d’un décès, une tendance à se décharger de tout jusqu’à la venue des pompes funèbres. Cela veut dire que les derniers instants seront vécus dans un tête-à -tête. Le soignant devenu substitut familial accompagnant jusqu’au bout de la vie un sujet dont il a observé le déclin. En cas de bonne mort, le dicton populaire affirme, que l’on meurt comme l’on a vécu, le passage de vie à trépas est rapide, dans un souffle l’âme se désolidarise du corps. Dans une agonie longue, où le sujet n’en finit pas de mourir ce soir peut-être, non demain. Puis les lendemains se succèdent, basile attend, l’accompagnant n’est plus qu’incertitude, l’angoisse semble poindre avec le remords de l’impatience. Il aimerait se dérober de l’annexion de la pensée que cela prenne fin. Il pense au soulagement de l’agonisant, un tout petit peu au sien. L’autre pourrait-il lire dans ses pensées, ce n’est pas improbable, les défunts ont beaucoup de pouvoirs. Au jour du quatrième jour, le tourment s’amplifie. Pourquoi ne part-il pas ? Les transmissions des pratiques ne s’est pas faite. Il suffit d’arriver à faire boire une gorgée d’eau, dont l’objectif est de laver l’âme de sa souillure, la purifiant, ce qui facilite son envolée. La présence au chevet d’un mourant, la toile essuyant les perles de sueur du visage, la main glissée dans la sienne, les soubresauts du corps, les râles et les yeux vitreux laissent des traces dans l’imaginaire qui ne s’estompent qu’au bout de quelques temps. Parfois les prémices d’un deuil blanc, deuil constaté chez l’aidant proche conjoint ou parent, semblable au deuil dans ses étapes, apparaît chez celui qui s’est longtemps occupé de la personne âgée. Mais le pire des accompagnements, l’atroce, est la mauvaise mort. Elle s’entend et se voit les tremblements à la limite de l’agitation, les cris, les trémolos de la voix et le déparler. Le déparler n’est pas synonyme de délire psychotique où les mots accusateurs mettent en scène des persécuteurs. Le déparler c’est dire de façon voilée, déformée le mal commis, soit à la demande d’un client dans le cadre d’un acte sorcellaire commandité, moyennant paiement, soit par le truchement de mensonges perfides destinés à nuire. Les remords viennent accabler le malfaisant qui, dans un but de se soulager, mais aussi en guise de demander pardon aux victimes, se débarrassent d’un encombrant fardeau pesant dans la balance du jugement dernier. L’assistant entend ahuri les parole du repenti qu’il ne parvient pas à décrypter, se doutant que le but est d’obtenir la clémence divine, il assiste impuissant à ces bouleversements contradictoires qui le prennent à témoin, incapable d’utiliser le lâcher prise. Le lâcher prise est une méthode usitée par un spécialiste psychothérapeute qui aide à la décharge d’une souffrance trop lourde à porter. A écouter ce qui empêche de mourir, les secrets, les mauvaises actions, les humiliations, les frustrations, l’esprit se vide et libère l’âme. La mauvaise mort existe aussi au second degré quand dans une caractéristique de la filiation, un ascendant n’a pas eu le temps de payer de son vivant le mal commis. Jusqu’à la septième génération, ses descendants seront marqués du sceau de la malédiction divine. A l’écoute il n’y a pas de différence dans l’inexprimé de la mauvaise mort du premier et du second degré. L’entourage familial seul dévoile la présomption d’innocence de l’agonisant. Le passage de vie à trépas peut s’accomplir entre mal commis et mal subi, victime collatérale d’un agresseur malfaisant et qui paye à sa place. Dans la chambre close de l’EHPAD, les croyances autour de la mort s’impriment dans les comportements. On chuchote, on murmure aux collègues choisis qui partagent ces connaissances du retour des morts, puisque les morts ne sont pas morts, les ombres de la nuit qui hantent les couloirs jusqu’aux bruits insolites de portes pourtant fermées. Certains morts ont du mal à quitter l’institution, ils son restés là , même inoffensifs, ils suscitent quelques inquiétudes. Le personnel n’est pas préparé à assumer sans formation adéquate de telles tâches. Dans les services d’oncologie et de soins palliatifs, un certain nombre de dispositifs sont mis en œuvre pour pallier les souffrances de la mort plurielle des patients. Dans ces services de soins et de soins de confort, le temps passé en compagnie des personnes n’a rien d’égal à celui passé en EHPAD. Ce facteur est déterminant dans l’observance de l’investissement de soi. Puis à l’hôpital, les familles sont plus présentes. Des résidents dont les enfants vivent hors département, sont placés et vivent de longues années sans une visite annuelle. Les soignants deviennent leur référence de résonnance affective et sont susceptibles de subir les répercussions de la perte. L’EHPAD nécessite-t-elle une réforme de son type de fonctionnement après une évaluation des pratiques de prise en charge de l’accompagnement ? Doit-on instaurer une cohésion des projets avec les suggestions des employés. Doit-on renforcer l’existant en y ajoutant des connaissances qui font défaut en certaines circonstances ? Il semble encore loin la philosophie du code du travail qui offre une protection conventionnelle adaptée aux secteurs professionnels. Qu’en est-il de la gestion de l’accompagnement du mourant ? La modernisation ne fera pas de retour en arrière. Pour une meilleure approche des résidents, il faudrait d’abord accorder beaucoup d’importance aux relations concrètes des humains entre eux, ce que les architectes nomment l’espace de familiarité. » Cela suppose une formation en anthropologie du groupe et de la représentation de la mort. Vieillir aux Antilles a une connotation autre que dans les sphères du monde, même si le regard porté sur la personne âgée s’est légèrement modifié par rapport à l’espérance de vie. L’histoire de la gestion de la mort s’inverse et les institutions deviennent des substituts familiaux qui ne se perçoivent pas encore parce qu’elle provient du souterrain du développement humain, de l’inconscient des civilisations. Des ajustements légitimes sont nécessaires. Affronter la fin de vie renvoie à de tels bouleversements inconscients, que la fréquentation de groupe de parole tous les quinze jours, sert à baliser les affects, mais autorise en même temps de découvrir comment à titre individuel chacun gère ses affects. La possibilité d’aller plus loin, puisque dans les avis d’obsèques aujourd’hui s’énonce le groupe soignant intégré aux familles et alliés », serait de rendre un dernier hommage à la veillée ou à l’enterrement comme ultime présence et dernier au revoir. La famille reconnaissante apprécie. Fait à Paris, le 7 novembre 2019
Articlemis à jour le 28/04/22 18:06. Toute personne de plus de 18 ans peut faire don de son corps à la science (pour aider la médecine et la recherche) par demande rédigée à la main, datée et signée et l'envoyer à un centre de don de son vivant. Mais comment faire ?
Il y a dans chaque être humain un coin de solitude que personne ne peut atteindre. »1Si l’ehpad est un lieu de vie pour personnes âgées dépendantes, para-doxalement c’est aussi un lieu de deuil pour les protagonistes les accueillis, les soignants et les accompagnants deuil est une façon de traiter la perte il y a pour tous et chacun une perte les accueillis d’abord perte de l’autonomie, perte plus ou moins grande des capacités cognitives et de la communication, avec la détresse ressentie exprimée ou pas. Des phrases entendues Je perds un neurone par jour », J’ai beau demander de l’aide, on ne me comprend pas » ; Il me le payera » répétait inlassablement une résidente qui ne tenait aucun propos cohérent et qui, un jour, regardant un film à la télé, dit en pleurant à son aide-soignante proche d’elle, voyant un homme d’une quarantaine d’années qui fuyait Je le reconnais, c’est mon père qui m’a laissée seule avec ma mère, j’avais 5 ans. »4Pour les proches et les accompagnants familiaux, il y a une perte considérable la personne aimée est présente, physiquement diminuée et souvent peu à peu psychiquement, mais elle est là , son enveloppe corporelle est là mais les blessures et les ravages du temps sont tels qu’on ne peut que prévoir son décès, à moyen terme. Il s’agit souvent de maladies neurodégénératives chroniques de démence type Alzheimer ou autre, maladies non létales qui laissent l’entourage et le patient lui-même dans une grande incertitude. Souvent le patient, se rendant compte de son état, ne le supporte pas et demande soit directement, soit de manière détournée à partir. Lors d’une visite de routine d’un patient, le médecin lui dit Je pars en vacances, je reviens vous voir dans un mois » ; celui-ci lui répond le plus tranquillement possible Docteur, j’ai une question à vous poser pouvez-vous m’aider à partir ? »5Pour les soignants l’ehpad est à la fois un lieu de vie et un lieu de mort et ce paradoxe doit être géré au quotidien. C’est tous les jours ou presque qu’ils doivent se séparer de personnes qu’ils ont investies avec plus ou moins de bonheur, de difficultés, de culpabilité, et en même temps ils doivent se faire violence pour accueillir d’autres résidents avec la bienveillance et la disponibilité qu’on leur demande. Comme disait une mère d’accueil dans une situation similaire Je ne m’attache pas, pour moins souffrir quand il partira. » Et c’est encore paradoxa-lement ce qui est préconisé dans certaines équipes. 6Et c’est dans ce paradoxe, dans ce double bind que doivent œuvrer toutes les personnes qui gravitent dans ces institutions. Ce n’est pas étonnant que cela génère angoisse, peur et terreur parfois. Comme disait justement une aide-soignante Quand je rentre de vacances ou simplement de quelques jours de congé, je viens “la boule au ventre”. Que vais-je trouver ? Combien de disparus, combien de nouveaux ? Va-t-on me reconnaître ? »7Les institutions sont généralement de formidables caisses de résonance de la peur et des angoisses de chacun. Comment alors vivre dans ces institutions ? Que l’on soit patient ou soignant ?8Dans ce travail appelé ailleurs deuil entravé [1] », il faut d’abord reconnaître ses peurs et ses angoisses d’où qu’elles viennent. Comme dit A. Camus Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde [2]. »9Douleur de la perte – presque quotidiennement – des personnes dont on s’occupe, sentiment d’abandon – on est abandonné et on abandonne ; ce sentiment est remis au travail, c’est un abandon à répétition ». Pour chacun, il renvoie à toutes les situations d’abandon et de pertes, celles de l’enfance et celles très anciennes dont nous n’avons pas conscience et qui laissent des traces plus ou moins douloureuses selon le vécu de le deuil normal, même s’il est difficile et demande du temps, la nécessité de se séparer est une évidence. Dans ces institutions, il s’agit d’un deuil permanent où il faut choisir. Rester dans la souffrance et la perte dans une identification primaire aux patients qui mène au chaos ou alors choisir coûte que coûte le côté de la vie. Pour se référer de nouveau à A. Camus Le courage, c’est encore tenir les yeux ouverts sur la lumière et sur la mort [3]. »11Tenir les yeux ouverts sur la lumière, c’est repérer les signes d’appel que formulent les patients, même si ceux-ci sont souvent des gestes infimes. En même temps qu’il faut avoir un regard sur la lumière et la chercher souvent, nous devons avoir des projets de vie qui peuvent paraître modestes aux yeux des familles et de l’entourage. Même si nous devons renoncer en partie à nos idéaux, il faut avoir confiance en soi. Il faut se nourrir de ce qui peut nous apporter du bien-être, qui rejaillira sur notre entourage et sur les patients. Trop souvent, on voit dans ces institutions une victimisation du personnel – toutes professions confondues – qui prend l’institution comme bouc émissaire de nos malheurs et de nos souffrances. 12Comme il est écrit au fronton du Musée de l’Homme, Il dépend de celui qui passe que je sois tombe ou trésor, que je parle ou me taise. Cela ne tient qu’à toi. Ami, n’entre pas sans désir » Paul Valéry.13Il faut dans le quotidien conjuguer désir et plaisir. Si une victime et un endeuillé ne doivent pas avoir ce statut éternellement, il faut que chaque personne trouve sa place personnelle dans l’ peut, dans une identification primaire à la souffrance et à la mort, soit éviter de parler de nos angoisses et de nos peurs, soit se figer dans cette position en donnant le change, revêtant, comme l’institution parfois, les habits de tristesse ou les habits de faut s’efforcer d’être vrai, c’est-à -dire accueillir nos propres ressentis et les ressentis des patients et de leur famille culpabilité et culpabilité, car il n’est jamais facile de se séparer d’un parent ; cela met à mal la toute-puissance on aurait dû, on aurait pu avec d’autres aides, etc. Cela est émis aussi par l’entourage qui croit bien faire et enfonce la famille un peu plus dans la culpabilité. Un monsieur souffrant d’une grave maladie neurodégénérative, ayant encore des capacités intellectuelles peu altérées, est mis en ehpad par son médecin avec l’aval de sa femme et de deux enfants sur quatre, en l’occurrence contre l’avis des filles. Celles-ci, même si elles voient l’état de leur père et connaissent l’avis du médecin, reprochent à leur mère de se débarrasser de leur père dont elles nient la pathologie. Avec plus d’aides, on aurait dû le garder à la maison. » Cette culpabilité est d’autant plus grande que le patient ne souhaite pas quitter son domicile et son acquiescement est généralement de surface – je n’ai pas le choix » –, quand ce n’est pas une violente résistance. 17Cet abandon est réel puisque le parent, souvent le conjoint, se retrouve seul, devant faire face aux tâches matérielles qu’il faisait avant avec lui. Cela dépendra du degré de dépendance ou d’autonomie qu’avait le couple autrefois. Il existe des couples fusionnels où le départ de l’un plonge le second dans une dépression dont il n’arrive pas à se remettre. Ce n’est pas une séparation définitive puisque le conjoint est là , mais ailleurs. Comme disait une dame qui venait d’amener son mari dans un ehpad, Il n’y aura plus de chez-nous ».18Le mode de communication sera difficile à trouver, les affects ne seront plus les mêmes, les voies d’accès seront à inventer au jour le jour. Parfois lorsqu’il y a démence, celui qui a été le plus proche devient un étranger dont on guette les petits signes qui montrent qu’il est là et qu’il vit des émotions que l’on peut nommer. En permanence, on se dit Ce n’est plus lui et c’est lui quand même. » Il faut accueillir et recevoir ses propres ressentis. Il faut essayer de reconnaître dans la parole verbale, comportementale, gestuelle ou posturale ce qui reste d’humanité et qui existe et blessure narcissique, cela renvoie chacun de nous, patient ou soignant, à des problèmes d’identité. On se retrouve seul face au drame et à la vie. Il est indispensable pour les soignants qu’ils trouvent un appui à l’extérieur, sous forme de groupe de parole, de supervision ou autre, selon leurs la blessure narcissique au vécu d’étrangeté, cette situation nourrit des fantasmes de monstruosité, des ressentis subjectifs en rapport à son histoire infantile précoce qu’on ne peut s’avouer mais qu’il faut savoir reconnaître à l’intime de son cœur. Les sentiments agressifs d’un parent à l’égard d’un conjoint malade sont aussi fréquents Pourquoi il ne me répond pas aujourd’hui ? », disait une femme de son mari, alors qu’elle savait qu’il ne parlait plus depuis de longs mois. D’où émerge une culpabilité ne pas bien s’en occuper, ne pas le voir souvent, etc. Cette culpabilité peut entraîner parfois une présence de tous les instants auprès du malade en s’oubliant tout à fait. Il nous a été rapporté qu’une femme s’est laissée mourir, restant auprès de son mari 24 heures sur 24, ne mangeant plus, lui racontant par le menu tous les gestes qu’elle faisait pour lui, alors que celui-ci, en état de démence, ne la reconnaissait ou prou, on peut rencontrer chez tous, à des degrés divers, tous les registres évoqués douleur, traumatisme, violence parfois, déni de la pathologie. Chacun pour son propre compte élabore un scénario de cette tragédie qui, bien qu’actuelle, réveille en nous ce qu’il y a de plus angoissant dans notre histoire aider alors les acteurs de cette tragédie à conserver le goût de vivre ?22Le rôle de l’institution concerne à la fois le patient et le ou les accompagnants. 23Bien sûr, l’accueil des personnes âgées dépendantes est la priorité de l’établissement, celui-ci s’organise pour accueillir et soigner au mieux les résidents, ainsi souvent appelés, et notre propos ne portera pas sur les soins est bien sûr indispensable qu’une véritable prise en compte des familles dans leur diversité soit associée à cet accueil pour qu’elles ne se sentent pas dépossédées de leur écueils sont l’arrivée, la direction et le personnel insistent à souhait et à l’excès souvent pour dire aux familles Vous êtes ici chez vous, venez quand vous voulez, il faut que vous vous sentiez chez nous comme chez vous. » Il est bien évident que c’est un vœu pieux et peu réaliste car bien souvent la famille, avec beaucoup de souffrance, s’est résolue à mettre son parent dans un ehpad, c’est-à -dire à le confier à l’établissement, et le malade en fait rarement la demande quand il en a conscience. On pourrait plutôt les appeler les malgré nous [4] ». Si l’accueil doit être chaleureux et bienveillant, il doit être fait dans la autre écueil est qu’au nom de la prise en charge du patient, de son bien-être et de sa liberté, on lui demande son avis alors qu’il n’est pas capable de le donner ni même de le savoir, sans tenir compte souvent de la connaissance qu’en a la autre écueil très fréquent est l’infantilisation du patient. Même si, à l’heure actuelle, les équipes respectent mieux les patients en les appelant tous Monsieur et Madame, la façon dont elles leur parlent reste infantilisante, pour eux-mêmes et surtout pour leur entourage. À un homme souvent agité, un aide-soignant, devant sa femme, dit Oh aujourd’hui, il est sage, c’est bien. » Même si le comportement régressif induit ces propos, le patient est adulte et on ne doit pas s’adresser à lui comme à un enfant. Une histoire réelle, qui peut prêter à sourire, nous a été rapportée. Un ami, il y a quelques années, avait été obligé de mettre sa femme, atteinte d’une maladie d’Alzheimer, dans un établissement. Il racontait que le personnel parlait à sa femme et aux autres patients comme à des enfants débiles. Souvent les soignants me disent “Oh elle est gentille, elle nous embrasse” et un jour une aide-soignante me dit “Aujourd’hui elle n’a pas été gentille, elle m’a donné une gifle”, et lui de répondre “C’est très bien, c’est qu’elle va beaucoup mieux”. » Ce ne sont pas des comportements maltraitants mais inadaptés. 29Ce n’est pas facile mais les réflexions d’équipe doivent permettre de faire des ajustements réciproques, en acceptant de ne pas tout maîtriser et en se laissant aller au-delà des sentiers est une expérience commune et aussi personnelle, éprouvante, dont on connaît le dénouement, engageant souvent des modifications fonctionnelles qui aggravent nos fragilités, voire les pathologies, et compliquent pour chacun l’approche difficile de la mort. François Villa nous guide dans ces terres difficiles, montrant que le vieillissement psychique ne suit pas de manière analogue le vieillissement corporel La force du psychisme se nourrit du temps et de l’expérience même du corps qui change ; l’évolution psychique ne s’arrête pas devant les rides, elle les intègre, les transcende ; le Moi change, se remanie, se renforce ou se fait plus souple confronté aux pertes successives qui frappent ses objets d’amour, il tente de les combler et gagne en intériorité ce qu’il perd en étendue [5]. »31Cheminer au soleil couchant n’est pas chose facile et ce peut être une tragédie. La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais n’occasionne pas à coup sûr un naufrage. C’est en frôlant l’abîme dans les eaux tourmentées qu’on peut trouver une source souterraine qui nous vivifiera. Tel le saumon du Pacifique, grand navigateur infatigable, traversant les milliers de kilomètres de la vie entre la rivière et la mer. S’il franchit victorieusement les obstacles qui jalonnent la descente de la rivière en s’enrichissant de ses rencontres, il pourra remonter vers sa rivière natale, en sachant le chemin périlleux. Dépendant de l’eau douce, il sera à c’est bien, vivre c’est mieux. Pour conserver le goût de vivre, comme l’écrit Henri Danon-Boileau dans un livre remarquable sur la sa vieillesse Se battre, quelles que soient les circonstances, reste un idéal soutenu par l’ambition d’être utile, ce qui reste possible jusqu’au bout [6]. » Être utile dans la simple rencontre de l’autre et cultiver son jardin de plaisir ».33Le courage ne suffit pas, il faut chercher les conditions d’une relance créatrice, propre à chacun, afin d’avoir le carburant narcissique nécessaire pour affronter aujourd’hui et de nier peur, pertes et angoisses, il faut les reconnaître en soi. On peut se sentir soi-même en n’étant plus le même ; il faut s’apprivoiser. C’est en reconnaissant nos limites que l’on peut investir ce qui est à notre portée et un chemin à parcourir toujours possible à l’extérieur de soi et en soi. Ce chemin à créer, à inventer chaque jour, nous permettra, au milieu de la nuit sombre », de percevoir un peu de clarté », pour reprendre un psaume de le temps aura la couleur de nos rêves et comme l’écrit Nietzsche, Ce qui ne détruit pas rend plus fort [7] ».36Il faut savoir reconnaître le chaos en soi pour trouver les mots qui libèrent. Notes [1] F. Peille, Le deuil entravé », Revue de psychiatrie française, vol. 47, n° 2-16, 2017. [2] A. Camus, Le mythe de Sisyphe, Paris, Gallimard, 1990. [3] Ibid. [4] Cette expression, les malgré nous », désigne les Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht, l’armée allemande, pendant la Seconde Guerre mondiale. [5] F. Villa, La puissance du vieillir, Paris, Puf, 2010. [6] H. Danon-Boileau, G. Dedieu-Anglade, Une certaine forme d’obstination, Paris, Odile Jacob, 2012. [7] F. Nietzsche 1885, Ainsi parlait Zarathoustra, Paris, Gallimard, 1947.
Pourune vente en 2020, son revenu fiscal de référence de 2018 ne doit pas dépasser 25839€ s’il est seul (36 628€ pour un couple). - Qu’il ne soit pas passible de l’impôt sur la
Se glisser dans des draps propres après une douche chaude est une des sensations les plus douces et agréables qui existent. Un bien-être dont nous ne profitons pas assez ! Car seulement un tiers des personnes changent leurs draps ou leur couette chaque semaine, 35% toutes les deux semaines, 8% toutes les trois semaines et 10% toutes les quatre semaines, selon un sondage mené au Royaume-Uni en 2014. Sans oublier le pourcentage restant qui a déclaré ne changer ses draps que toutes les cinq, six, voire sept semaines. C'est évidemment beaucoup trop le fait de se priver d'une sensation agréable, ce changement tardif est surtout une habitude mauvaise pour la santé. Les draps sales sont un nid à bactéries Vous l'avez certainement constaté quelques jours seulement après avoir changé de draps, ils ne sentent plus aussi bon et ne sont plus aussi doux au toucher. En effet, des millions de particules microscopiques ont eu le temps de se développer et partagent désormais leurs nuits en notre compagnie. Entre les miettes des petits déjeuners, les champignons, les peaux mortes, les restes de maquillage, les bactéries, la poussière, la saleté, le pollen et autres allergènes qui se déposent dans les draps et le matelas au fil du temps, notre lit est un vrai nid à infections. Sans compter la transpiration et autres fluides corporels chaque personne sécrète 100 litres de sueur en moyenne chaque année dans son lit, rappelle Philip Tierno, un scientifique américain. Son étude a permis de mettre en évidence seize micro-organismes dans nos draps. Cela est particulièrement vrai en été, période propice au développement des champignons et des bactéries, en raison d'un climat chaud et humide. Laver ses draps chaque semaine Pour limiter les risques, une seule solution changer les draps régulièrement, soit une fois toutes les semaines ou toutes les deux semaines au plus tard, car c’est le temps dont les microbes et les allergènes ont besoin pour s’accumuler entre les fibres du tissus. Et si l’idée des bactéries et saletés dans le lit ne suffit pas à vous motiver, pensez à cette sensation de fraîcheur des draps propres…et aux bonnes nuits que vous passerez dedans.
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combien de temps peut on garder un corps en ehpad